Depuis plusieurs jours maintenant les informations se succèdent et se contredisent concernant les inondations en Thaïlande et plus précisément à Bangkok. Mais alors que se passe-t-il vraiment dans les coulisses du pouvoir et pourquoi les pronostics sur le sort de la capitale siamoise n’arrêtent-ils pas de changer ?
Incompétence des responsables thaïlandais
L’incompétence absolue des dirigeants thaïlandais est la principale raison qui explique l’instabilité de l’information concernant les inondations et les conséquences probables de ces dernières.
De Yingluck Shinawatra, dont on sait maintenant qu’elle est tout sauf un leader fort pour le pays, au fameux Flood Relief Operations Centre, qui n’a pas encore compris qu’il ne pourra résoudre la crise actuelle avec des méthodes conventionnelles, c’est toute la chaine de commandement qui semble être composée d’incompétents incapables de s’adapter à une situation hors normes.
De fait les annonces de succès et d’échec des opérations se succèdent à mesure que le Flood Relief Operations Centre applique sa méthodologie traditionnelle en se cassant à chaque fois les dents sur un phénomène d’une violence incomparable à ce que la Thaïlande a connu par le passé.
Les Nations Unies n’ont d’ailleurs pas manqué de souligner la médiocrité avec laquelle la situation avait été gérée par le gouvernement thaïlandais qui , par son incompétence, est en train de plonger le Pays du Sourire dans une crise humanitaire de plus en plus grave à mesure que les jours passent.
Quel sera le véritable sort de Bangkok ?
Le Flood Relief Operations Centre a fait le choix de bloquer les eaux en provenance du Nord au lieu de les laisser s’écouler vers Bangkok et le golf de Thaïlande. Dans le cadre d’une inondation classique, la méthode aurait probablement porté ses fruits mais avec une inondation d’une telle ampleur, l’eau n’a de cesse de s’accumuler derrière les barrages de fortune et, si la pression devient trop importante, ces derniers finissent par céder et c’est une déferlante incontrôlable qui s’abat sur Bangkok.
Alors comment éviter cela ? Tout simplement en laissant s’écouler l’eau vers la mer. Le problème c’est que la mise en application tardive de cette solution demande le sacrifice de certains quartiers périphériques de Bangkok qui, se trouvant sur le trajet d’eaux d’ores et déjà à un niveau critique, ont de bonnes chances d’être gravement inondés.
Cette solution est la seule qui reste si les autorités veulent sauver le cœur de Bangkok. Mais elle n’a pas été pas facile à annoncer au public pour Yingluck Shinawatra lors de sa dernière intervention publique. En effet, la jeune premier ministre, élue grâce aux votes de la classe populaire, va devoir accepter le sacrifice de banlieues modestes pour sauver la bourgeoisie des quartiers huppés de la Cité des Anges: un sacré désaveux pour celle qui se voulait la candidate du peuple.
Conséquences de la décision du gouvernement
L’annonce de l’ouverture des barrages pour laisser les eaux s’écouler vers la mer a eu l’effet d’une claque pour les habitants qui se savent en zone à risque. Malgré les appels au calme, des violences commencent à éclater au niveau des différents digues de fortune, certaines personnes ne pouvant accepter que le gouvernement sacrifie le peu qu’ils possèdent.
L’opposition, qui pense que le phénomène de révolte va s’intensifier, a demandé au gouvernement de déclarer l’état d’urgence afin que l’armée puisse sécuriser au mieux les sites sensibles. L’exode des populations a quant lui débuté pour les plus résignés qui ont pris le parti de mettre à l’abri ce qui peut l’être et d’abandonner le reste derrière eux.




















Excusez les éventuelles fautes de frappe. J’écris rapidement pour garder les infos à jour sur les évènements